Dernière sortie pour Wonderland, de Ghislain Gilberti

📚 4ème de couverture:

Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l’overdose, un étrange lapin blanc la propulse au coeur d’un monde parallèle et piégé : l’univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.

Les innocents ne sont pas toujours ceux que l’on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n’a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s’attaque à un emblème intouchable de l’Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile… C’est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n’a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.

✒ Mon avis:

Voilà, j’ai sauté dans le terrier du Lapin blanc… et croyez-moi, il y fait bien plus sombre que ce que vous pouvez imaginer. Je suis passée de l’autre côté du miroir et j’ai atterri sur un coussin d’orties au beau milieu de la face cachée de Wonderland.

Il m’a fallu attendre de plonger profondément dans les ténèbres de Wonderland pour apprécier ma lecture. J’ai eu un peu de mal au début, je trouvais parfois le style un peu lourd et certaines coquilles ou tournures de phrase m’ont un peu gênée. Mais plus j’avançais dans l’histoire, plus je m’enfonçais dans le côté obscur, et plus j’avais envie d’avancer encore. Mais ça m’a coûté cher, j’y ai laissé le Pays des Merveilles de mon enfance. Et comme si le récit ne suffisait pas, les photos à la fin du livre sont venues poser la dernière pierre, celle qui a enterré mes doutes et me laissera à jamais l’image d’un Lewis Carroll dérangé et répugnant. C’est romancé, bien sûr, mais ça laisse un goût amer.

J’ai lu ce livre sans rien savoir des obsessions perverses, déviantes et glauques de Lewis Carroll et j’en suis ressortie troublée et nauséeuse.

Partant de là, Ghislain Gilberti arrive à tisser autour de la vie de l’écrivain, un univers psychédélique d’une noirceur folle. Oubliez Disney, ici la cruauté et les opiacés donnent vie à des personnages bien différents.

Soyons honnêtes, ça n’a pas été une lecture facile. Les flashbacks à l’époque de l’écrivain ont été éprouvants pour mon cœur tendre de maman. C’est ce qui a été le plus difficile pour moi, et ce qui a ralenti ma lecture : j’ai dû faire des pauses. Ça me révoltait, me prenait à la gorge. Je ne relirai plus Alice au Pays des Merveilles, je ne peux plus. Comme je l’ai écrit plus haut, je ne m’étais jamais intéressée à la vie de Carroll. Maintenant oui. Et je ne pourrai plus retrouver les images édulcorées d’avant.

Mais si je n’avais qu’un conseil, ce serait de ne pas hésiter.

Plongez dans le terrier.

Prenez la poudre, avalez la gélule.

Passez de l’autre côté…

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