November road, de Lou Berney

📚Résumé :

Sur une route perdue de l’Ouest américain, un homme roule à tombeau ouvert.
Cet homme, c’est Frank Guidry. À ses trousses, un tueur à gages mandaté par le mafieux Carlos Marcello, qui veut se débarrasser d’un témoin indésirable dans le crime du siècle  : l’assassinat de JFK.
Guidry sait que la première règle, quand on est en cavale, est de ne pas s’arrêter. Et que la seconde est de ne compter que sur soi-même. Pourtant, lorsqu’il aperçoit, au bord de la route, une femme avec une voiture en panne, deux petites filles et un chien sur la banquette arrière, il y voit une proie facile. Et la couverture qui lui permettra de leurrer l’homme qui le traque.
Alors, Guidry prend le risque.
Il s’arrête.

🖋 Mon avis :

Quand je commence un livre, je sais assez vite s’il va me plaire un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout. Il y a le style, bien sûr, l’histoire aussi, mais il y a surtout ce petit quelque chose en plus qui fait que je bascule ou pas. Mais c’est fragile, les dernières pages peuvent tout faire tomber comme on souffle sur un château de cartes. Quoiqu’il en soit, si j’arrive à me projeter dans l’histoire, à faire plus que la visualiser, à rentrer dedans, c’est souvent gagné. Ça a été le cas ici. Du début à la fin.

Il faut dire qu’avant même d’ouvrir ce livre, il avait tout pour me plaire: le décor (de la Nouvelle Orléans au Grand Ouest américain), le contexte (les années 60, la pègre, la mort de Kennedy), l’idée de départ ( un témoin gênant, sa fuite, une rencontre). Et à peine commencé, je n’ai pas pu le lâcher. J’ai été prise dans ce roman choral comme dans un filet. Le personnage principal fuit, mais moi je n’ai pas pu. Ou plutôt si, j’ai fui avec lui, mais je suis restée prisonnière de l’histoire pour mon plus grand plaisir.

Lou Berney part de la mort de Kennedy et la revisite en l’inscrivant parfaitement dans son époque. Il profite des interrogations que suscitent encore cette affaire pour broder son histoire. L’une des forces de ce roman est là d’ailleurs, dans la cohérence et la vraisemblance de sa version. On peut y croire, et donc on accroche.

Mais il n’y a pas que ça. Les personnages sont tellement vivants qu’on fait plus que les regarder : on les aime, on les déteste, on essaie de les comprendre, on leur parlerait presque. Il y a un vrai travail de fait, on le sent. C’est fluide, rythmé, intelligent. L’écriture est tellement immersive qu’elle nous fait plonger au cÅ“ur de l’histoire. Je me suis complètement laissée embarquer dans ce road trip en noir et blanc. Il ne m’a manqué qu’un « bon vieux scotch on the rocks » et une cigarette… En bref, c’est une excellente lecture, délicieusement rétro, qu’on ne lâche pas facilement !

Mille mercis à NetGalley France et aux éditions Harper Collins pour cette découverte !

2 commentaires sur “November road, de Lou Berney

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