Une folie passagère, de Nicolas Robin

📚 Résumé :

Une femme dans mon genre n’a pas droit à l’erreur. Je me fais cette réflexion chaque matin au réveil… » Bérengère s’évertue à être une parfaite hôtesse de l’air. Elle a quarante ans, vingt ans de métier, douze mille heures de vol au compteur, une robe turquoise sans faux plis et un impeccable chignon banane. Elle fait du ciel le plus bel endroit de la terre car, ici-bas, on l’abandonne : ni mari ni enfants, quelques amants de passage sans considération pour elle. Alors, elle cache ses blessures sous son uniforme et rien ne semble pouvoir altérer son désir de maîtrise et de perfection. Jusqu’au jour où une série de contretemps dérègle cette mécanique bien huilée. Jusqu’au jour où, poussée à bout, elle commet l’irréparable. D’une plume alerte et fantaisiste, Nicolas Robin nous embarque au septième ciel, dans une intrigue haute en couleur. Une comédie douce-amère, hommage à toutes les femmes qui enverraient bien valser les normes sociales pour trouver leur liberté.

🖋 Mon avis :

Bérengère est hôtesse de l’air. Une hôtesse de l’air bien-comme-il-faut. Du chignon aux escarpins, tout est pensé, travaillé, exécuté avec soin. Mais un jour… le vernis craque. Trop de pression dans sa propre cabine.

J’ai ri, oui, beaucoup. Mais pas que… Elle m’a fait de la peine Bérengère. Tirée à quatre épingles, jamais un mot plus que haut que l’autre, tout en mesure et en chignon, contenue (et pas que dans ses collants). Elle a un petit côté Mary Poppins, Bérengère : « à peu de choses près, parfaite en tout point ». Mais Mary Poppins, c’est un conte pour enfants. Dans la vie, on ne peut pas être au top tout le temps. Et puis c’est un peu trop strict la perfection. Je l’ai vue gonflée Bérengère, j’ai entendu la cocotte siffler. Et bam. Il le fallait. On sentait la pression monter, à l’intérieur ça bouillait.

Et puis, elle m’a aussi ramolli le cœur avec son histoire de grand-mère et de nuage n°8. Derrière son sourire, elle est bien seule Bérengère.

Au final, j’ai retrouvé le Nicolas Robin qui m’avait plu dans Roland est mort et j’en suis ravie. C’est tendre et drôle et j’avais besoin de ça. Je voulais une lecture un peu « feel good » et je l’ai eue (coucou la Bibliothèque de Juju ! C’est feel-good Nicolas Robin, non ? Ah non, on a dit qu’on rayait ce terme… Bon, ça fait du bien ceci dit !).

Vous n’aurez pas besoin de carton d’embarquement pour monter à bord, alors n’hésitez pas. Ici, c’est le sourire qui décolle 😉

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